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Nature et technologie : réhabilitons les « clichés » !

Pascale Dubois, Directrice Groupe de la Communication, nous présente le concours photo Safran « Mimesis », une réconciliation entre la nature et la technologie.

Quels liens existent-ils entre la nature et l'aéronautique ?

Des ailes de libellule scintillant dans la rosée du matin, une goutte d'eau perlant à la surface d'une feuille, les pattes déliées d'une mante religieuse, une souche d'arbre abandonnée, une toile d'araignée sous la lumière du soleil, une dune sillonnée par le vent… Les beautés de la nature sont une source d'émerveillement inépuisable, pour l'esthète comme pour l'ingénieur !

Elles ont en effet inspiré – et continuent à le faire – de nombreuses inventions humaines, selon le principe de la « bio-inspiration ». Au XVe siècle, Léonard de Vinci imaginait ainsi des « machines volantes » reproduisant le vol des oiseaux. Quelques centaines d'années plus tard, Clément Ader mettait au point le premier engin volant à moteur qu'il baptisait « avion », acronyme d'« Appareil Volant Imitant l'Oiseau Naturel » et dérivé du latin « avis », l'oiseau.

Si la ressemblance est évidente pour ce qui concerne l'avion, elle l'est moins pour ses équipements, souvent invisibles aux yeux des passagers. Le moteur se niche dans la nacelle, qui elle-même ne dévoile aucun de ses mystères à travers ses parois laquées. Des kilomètres de câbles courent, à l'abri des regards, le long des ailes et du fuselage. Les sièges s'inclinent en faisant oublier les mécanismes qui les animent... Nos technologies restent ainsi largement méconnues du grand public.

 

Quels messages le concours photo « Mimesis » véhicule-t-il ?

Ce concours représente une opportunité réelle de faire connaître nos produits, nos savoir-faire, nos métiers… Il rappelle aussi que c'est souvent en nous inspirant de la nature que nous réalisons des avancées qui nous permettent de réduire l'empreinte environnementale de l'aviation. Je pense aux structures en nid d'abeilles, qui piègent le bruit des moteurs dans les nacelles tout en allégeant les panneaux acoustiques. Ou encore aux matériaux composites, au tissage aussi complexe que celui d'une toile d'araignée…

Je crois que ce concours servira plus largement à réhabiliter la beauté de nos technologies, qui sont au service de la raison d'être de Safran : contribuer durablement à un monde plus sûr, où le transport aérien devient toujours plus respectueux de l'environnement, plus confortable et plus accessible.

Au-delà des préoccupations propres à notre Groupe, l'intérêt spontané des partenaires qui nous ont rejoints dans cette démarche – le musée des Arts et Métiers et le magazine Sciences & Avenir – montre une convergence de vues, une envie commune de réconcilier nature et technologie à travers une approche visuelle et esthétique.

 

Quelle est la place de la photographie dans la communication de Safran ?

Dans un monde où l'image prédomine, il n'est pas surprenant qu'une marque utilise la photo comme outil de communication. Bien qu'amoureuse des mots, je suis moi-même passionnée de photographie et j'ai toujours considéré l'image comme un puissant vecteur de communication, entre l'émetteur et le récepteur en premier lieu mais également entre les différents récepteurs.

L'émotion suscitée, l'étonnement, le choc parfois créent des moments d'échanges entre les personnes qui sont bien souvent uniques.

Convaincus comme beaucoup depuis longtemps par ce pouvoir de l'image et frappés par les similitudes étonnantes entre nos technologies et la nature, nous avons souhaité partager cet émerveillement avec le plus large public possible.

Au XVIIe siècle, alors que la photographie n'existait pas encore, les poètes japonais ont inventé le haiku, court poème de quelques syllabes captant la beauté de l'instant présent, souvent en lien avec la nature. Avec ce concours, nous voulons éveiller la même émotion, cette fois à travers l'image. L'oeil du photographe, curieux, passionné, surprenant, inattendu, peut révéler des liens qu'aucun ingénieur – ni spécialiste de la communication – ne peut imaginer. C'est ce regard différent que nous voulons susciter.

 

Quelle suite sera donnée au concours ?

Après une remise de prix prévue en décembre, une exposition de photos aura lieu sur les grilles du musée des Arts et Métiers entre mars et mai 2021. Les photographies gagnantes du concours seront exposées avec des images de nos produits et du musée des Arts et Métiers, dans une oeuvre triptyque. Cette mise en scène permettra de sublimer les similitudes qui existent entre ces deux mondes.

 

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