La technologie aéronautique au service du ferroviaire

Train Regio 2N

La technologie aéronautique
au service du ferroviaire

Pour développer son train grande vitesse ZEFIRO 380 et son train régional Regio 2N, Bombardier s'est équipé de bancs d'essais baptisés ‘‘Iron Bird'', transfert technologique du domaine aéronautique vers le domaine ferroviaire. Initiée et pilotée par Safran Engineering Services (Safran), cette transposition constitue une première mondiale.

Monitoring
Rails

Forte activité à Crespin

Sur le site industriel du constructeur ferroviaire canadien situé à Crespin, dans le Nord-Pas-de-Calais, le programme de son nouveau train régional Regio 2N avance à pas de géant. Ils sont nombreux aujourd'hui à s'affairer autour de la plateforme de test intégré ‘‘Iron Bird''*.
Tandis que certains collaborateurs s'activent devant le pupitre de contrôle informatique et que d'autres terminent le montage d'un équipement dans une baie (armoire électronique) de pilotage, le test d'une porte est en cours. Elle est là, imposante sur son plateau, reliée à de multiples capteurs. Le train est censé être immobilisé sur les voies, en pleine campagne, lorsqu'un ingénieur demande :
Homme en simulation
A l'intérieur d'un wagon
Peut-on procéder à l'ouverture de la porte ?
Alors qu'un autre donne son feu vert, tous les regards se tournent vers la table de contrôle. Les écrans affichent rapidement de nombreuses données, abondamment commentées par les participants.

Tester le train… sans le train

C'est quand même incroyable de pouvoir faire un test de cette nature !
s'exclame le responsable du programme Regio 2N chez Bombardier.
Et de se remémorer l'époque, encore récente, où la méthode consistait à construire des prototypes de trains afin d'effectuer des essais manuels sur rails. Jean, qui participe activement à cette campagne d'essais, se souvient de ceux menés à l'aide de voltmètres et d'oscilloscopes :
28
millions
d'euros
d'économie sur le programme Zefiro 380
Cabine de train
Réunion
Il était impossible de tester certains scénarios pour des raisons techniques ou de sécurité. Le coût très élevé de ces essais empêchait parfois de les répéter. Et ce n'était pas les seuls inconvénients ! Les systèmes installés sur les prototypes de trains étaient souvent difficilement accessibles. En plus, comme on détectait les dysfonctionnements bien après la phase de conception, les corrections nous coûtaient plus cher.
Simulation sur Iron Bird

L'Iron Bird change la donne

Alors que la première phase du test s'achève, le responsable du programme poursuit :
Désormais, nous pouvons reproduire tous les cas de figure et tester plus facilement les situations exceptionnelles, comme un court-circuit dans le système de climatisation !
L'équipe procède à certains ajustements de la porte en vue d'un deuxième essai. Car, avec ce nouveau banc, il est possible de réaliser davantage de tests en amont, et beaucoup plus rapidement. Cela donne la capacité de renforcer et d'accélérer la maturation des systèmes, de conduire des tests de défaillance et de limite sans précédent.

En donnant le feu vert pour la seconde phase, le responsable s'adresse à Jean :
Gain de temps et gain d'argent. Pour le train à grande vitesse Zefiro 380, développé il y a quelques années, nous avions déjà pu réaliser une économie de 28 millions d'euros sur le programme grâce à ce banc
Gare de trains TGV
Femme sur un quai de garde ferroviaire

Un avantage concurrentiel

L'Iron Bird ferroviaire permet de tester facilement les interactions entre les systèmes électroniques d'un train dès la phase de conception. La possibilité de simuler l'environnement du train, et le comportement d'un équipement permet l'intégration progressive des équipements physiques en cours de développement : propulsion, détection d'incendie, freins, portes, bogies (chariots sur lesquels reposent les wagons).
Le constructeur ferroviaire a d'ailleurs participé activement à cette aventure : un vrai partenariat au service de l'innovation. Safran Engineering Services réalisait le banc d'essais pendant que Bombardier s'affairait à la mise en place de l'ensemble des équipements du train pour permettre aux équipes de tests de piloter le train aux manettes du banc d'essais
Bombardier dispose ainsi de deux bancs ‘‘Iron Bird ferroviaire''. Celui de Berlin, dédié au Zefiro 380 et celui de Crespin, dédié au Regio 2N.
Opérateur de contrôle
Train Zefiro
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