La propulsion électrique met les satellites en orbite

satellite propulsed by Safran

La propulsion électrique met
les satellites en orbite

D'ici à 2022, un quart des satellites seront tout électriques. Plus performante et plus adaptée aux applications commerciales et à l'exploration spatiale que la propulsion chimique, la propulsion électrique ouvre de nouvelles perspectives.

Record mondial pour la propulsion électrique des satellites avec le PPS®1350-E.
Homme inspectant moteur de satellite

GPS et satellites

Dans 500 mètres, tournez à gauche… ». Dans la voiture de la famille Puydeussiance, la voix féminine du GPS berce les passagers de son phrasé monocorde.

Mathéo, 10 ans, sort soudain de sa somnolence :
Papa, comment il sait
où on est le GPS ?
Sans quitter la route des yeux, monsieur Puydeussiance se lance dans une explication :
Tout se passe là-haut, au-dessus de nos têtes. Des satellites émettent un signal qui permet au GPS de connaître précisément sa propre position. Tu serais étonné d'apprendre ce à quoi ces engins servent : regarder la télévision, accéder à Internet, mais aussi cartographier la Terre, étudier le climat…

Deux modes de
propulsion

Comme souvent quand il s'agit de questions spatiales, le petit garçon se montre insatiable :
78
Lancements consécutifs réussis par Ariane 5
474
Tonnes de propergol fournies par Airbus Safran Launchers pour chaque lancement d'Ariane 5
90 %
Les boosters Safran fournissent 90 % de la poussée d'Ariane 5 au décollage
Et comment font les satellites pour se déplacer ? Ils utilisent l'hyper propulsion, comme dans la Guerre des étoiles ?
Le papa réprime un sourire :
C'est une bonne question. Il est d'abord mis en orbite, à l'aide d'une fusée, puis il doit lui-même rejoindre une nouvelle orbite sur laquelle il va se maintenir.
Satellite en cours de création
Il doit avoir un gros moteur, alors ?
s'enquiert l'astronaute en herbe.
Vue d'un satellite avec la Terre en fond
En fait, il y a deux types de propulsion pour les satellites, répond le père : l'une par réaction chimique, et l'autre électrique. Les deux expulsent du gaz, qui "pousse" le satellite. La différence, c'est que pour la propulsion chimique, il faut embarquer énormément de carburant, qui représente presque les deux tiers du poids du satellite. Alors que les satellites électriques utilisent l'énergie produite par leurs propres panneaux solaires pour éjecter un gaz, utilisant les mêmes principes qui font que deux mêmes pôles d'un aimant se repoussent. Je t'épargne les histoires d'ions positifs placés dans un champ électrique… Mais on en reparlera plus tard.

Des satellites plus légers,
pour aller plus loin

Donc si je comprends bien, demande Mathéo, les satellites électriques sont plus légers…
Fusée VEGA en phase de décollage
Vue d'un satellite avec la Terre en fond
C'est tout-à-fait ça, mon bonhomme, confirme Monsieur Puydeussiance. Pour des capacités identiques, un satellite à propulsion chimique de six tonnes n'en pèsera plus que quatre avec une propulsion électrique. Certes, il est moins rapide pour rejoindre son orbite finale, mais dans l'espace, mieux vaut être tortue que lièvre.

Par exemple, le premier propulseur électrique de Safran, le PPS®1350, a assuré la propulsion principale d'une sonde lunaire, lancée en 2003 avec seulement 80 kg de gaz ! Sa mission s'est achevée en 2006 après avoir fonctionné près de 5 000 heures…

En ce moment-même, ajoute le père, le satellite Alphasat est maintenu sur son orbite grâce à des propulseurs électriques. Et il y restera encore 15 ans. Tu te rends compte, Mathéo ? Tu auras 25 ans lorsqu'il aura terminé sa mission. Et tout ce temps dans l'espace avec seulement quelques dizaines de kilogrammes de gaz !
Scrutant le ciel par la vitre de la voiture, le jeune garçon se met à rêver d'étoiles et de galaxies… Grâce aux satellites à propulsion électrique, l'exploration spatiale a de beaux jours devant elle.
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