: 4 min

CORAC : préparer ensemble l’avenir de la filière aéronautique

Depuis 10 ans, le Conseil pour la Recherche Aéronautique Civile (CORAC) fédère l’ensemble des acteurs du transport aérien en France autour d’une ambition : préparer les technologies nécessaires à l’amélioration de son empreinte environnementale et de sa compétitivité. Retour sur ses missions et ses réalisations avec Stéphane Cueille, président du comité de pilotage du CORAC et directeur R&T et Innovation de Safran.

Quelles sont les missions du CORAC ?

Ce collectif a pour but de coordonner la recherche aéronautique française pour la rendre plus efficace. Sa force est de rassembler tous les acteurs de la filière : avionneurs, motoristes, équipementiers, services de l'État… La France est l'un de seuls pays à disposer d'une telle instance. Le fait de partager une même vision, de travailler ensemble sur des technologies déterminantes pour l'avenir, donne à chacun une longueur d'avance lorsqu'un nouveau programme émerge. Je pense à l'Airbus A350, ou plus récemment au H160 d'Airbus Helicopters. Par ailleurs, cette convergence d'intérêts offre aux pouvoirs publics de la visibilité sur les grands enjeux de demain et favorise leur soutien à nos actions.

 

H160
Hélicoptère H160

Quels sont ses axes de travail ?

L'axe principal est la protection de l'environnement, avec l'ambition de diminuer la consommation de carburant, les émissions polluantes et les nuisances sonores. Cela peut être fait de façon directe, grâce à des améliorations techniques apportées aux aéronefs et à leurs équipements, mais aussi indirecte, notamment par une gestion optimisée des trajectoires des avions. D'autres axes sont également poursuivis : la compétitivité industrielle, le ressenti des passagers, la performance économique de l'exploitation des appareils par les compagnies aériennes…

 

Où en est-on ?

Les premiers projets menés depuis la création du CORAC sont à présent achevés et plusieurs programmes majeurs en tirent les bénéfices : le moteur LEAP, l'Airbus A350-1000, ou encore l'hélicoptère H160. Safran est d'ailleurs très présent sur ces deux derniers programmes. À mes yeux, le principal défi pour l'avenir est de poursuivre cette dynamique de recherche. Nous avons déjà remis à plat notre feuille de route pour introduire des thématiques émergentes : la propulsion hybride, l'avion à pilote unique, les nouveaux usages des drones pour le transport de passagers… Il faut à présent les explorer en démarrant des projets dès cette année. Nous sommes à l'aube d'un nouveau cycle de recherche et d'innovation.

 

Moteur LEAP1-A
Moteur LEAP1-A

Quel rôle joue Safran au sein du CORAC ?

Safran est l'un des principaux membres du CORAC en termes de budget de recherche et de portefeuille d'applications et, plus généralement, un acteur important sur le marché aéronautique. Cela lui confère un rôle majeur, notamment dans l'élaboration de la feuille de route technologique, par la vision prospective qu'il apporte. Ce positionnement a aussi permis d'appuyer la voix du CORAC lors de l'élaboration du Grand plan d'Investissement 2018-2022 de l'État, qui comporte un budget annuel dédié aux projets de recherche. À cela s'ajoute le rôle d'organisation et de coordination des travaux du Comité de pilotage pendant les deux ans* au cours desquels Safran assure sa présidence. 

*2017-2019

 

En savoir plus

Une feuille de route ambitieuse

Créé en 2008, le CORAC réunit l'ensemble de la filière aéronautique française. Son comité de pilotage est présidé par un industriel élu pour deux ans. Le mandat actuel de Safran court jusqu'en septembre 2019. La feuille de route du CORAC s'articule autour de trois axes stratégiques : avion à énergie optimisée, autonomie et connexion, nouvelles méthodes de développement et de production. Elle s'incarne notamment dans des plateformes de démonstration visant à accélérer l'intégration des avancées technologiques de l'aéronautique du futur.

 

Visiter le site du CORAC 

Appuyer sur Entrée pour valider ou Echap pour fermer