Une collaboratrice de Safran à bord de L’Hermione

Aude Sevestre, chef de projet informatique chez Herakles (Safran), était membre de l’équipage à bord de L’Hermione, lors de sa traversée retour New York – Brest, au mois d’août dernier. Récit de haute voltige.

Baptisée en 2014 après 17 années de construction à Rochefort, L'Hermione est la reproduction fidèle de la frégate qui avait permis à La Fayette, en 1780, de gagner l'Amérique. Aude Sevestre, 36 ans, chef de projet informatique chez Herakles (Safran), était à son bord pour la traversée de l'Atlantique dans le sens est-ouest, au poste de « gabier ».

 

Test de vertige

« Lorsque j'ai découvert que des postes d'équipage de L'Hermione étaient ouverts aux bénévoles, l'idée d'en faire partie m'est immédiatement venue à l'esprit, se souvient Aude Sevestre. Une fois sa candidature retenue, Aude a dû faire un stage de trois jours et passer un test de vertige, sa fonction impliquant notamment de grimper dans la mâture - jusqu'à 45 mètres de haut - pour manoeuvrer les voiles. Après plusieurs mois d'apprentissage à quai, le navire lève l'ancre à l'automne 2014 pour deux semaines de navigation entre la Rochelle et Douarnenez. « Nous avons pu commencer à mettre en pratique tout ce que nous avions appris à terre », explique-t-elle, évoquant avec émerveillement la première fois où le trois-mâts a déployé ses quelque 3 000 m² de voilure… 

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Une traversée mouvementée

Mi-juillet, c'est dans le port canadien de Lunenburg qu'Aude a retrouvé la frégate et son poste de gabier pour un périple de 17 jours qui allait la mener jusqu'à Brest via Saint-Pierre-et-Miquelon. « J'avais choisi de faire le trajet de retour, qui s'annonçait intéressant sur le plan technique et qui était surtout plus compatible avec mon planning professionnel. » Le voyage n'a pas été de tout repos : Il a fallu plonger vers le sud pour passer au-dessous des dépressions et capter les vents d'ouest violents qui levaient des vagues de 6 à 7 mètres. Aller se suspendre dans les vergues* à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du pont pour manoeuvrer les voiles n'avait rien d'une sinécure ! », raconte Aude. L'un de ses plus forts souvenirs : quand elle a discerné, perchée dans la mâture, la foule nombreuse venue accueillir L'Hermione en rade de Brest.

* Les vergues sont les pièces de bois fixées perpendiculairement sur les mâts pour porter les voiles.

 

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