Snecma élargit sa gamme de moteurs

A l’occasion du salon de l’aviation d’affaires NBAA en Floride (USA), Snecma (Safran) a dévoilé son premier turboréacteur de nouvelle génération, le Silvercrest, avec lequel il prend pied sur le marché de l’aviation d’affaires haut de gamme. Autre segment commercial sur lequel le motoriste s’est engagé : le marché des avions régionaux. Explications de Pierre Fabre, président-directeur général de Snecma.

Comment se positionne Snecma sur les marchés des avions d'affaires ?
Pour les avions d'affaires, nous développons le moteur Silvercrest, dans une gamme de poussée allant de 9 500 à 12 000 lb, qui a déjà été sélectionné par Cessna pour équiper son avion Citation Longitude. Un jalon important a été atteint en octobre 2012, avec le début des essais au banc du premier moteur complet, appelé FETT (First Engine To Test). Nous l'avons annoncé au salon de l'aviation d'affaires NBAA, aux Etats-Unis, le 30 octobre et nous avons dévoilé pour la première fois la maquette à l'échelle 1 du moteur. Bien que le marché des avions d'affaires n'ait pas été épargné par la crise économique, le segment sur lequel le Silvercrest se positionne – les avions moyen/haut de gamme à large cabine et long rayon d'action – a été moins impacté. Aujourd'hui, il s'apprête à repartir, notamment dans les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). Nous sommes donc confiants dans l'avenir du Silvercrest. Nous poursuivons d'ailleurs activement les discussions avec d'autres avionneurs majeurs. L'industrialisation en série commence et nous prévoyons la certification du moteur en 2015.

Et sur celui des avions régionaux ?
Nous venons d'entrer dans le marché des jets régionaux avec le moteur SaM146, co-développé avec le motoriste russe Saturn. L'enjeu ici est de réussir cette entrée en service. Mais au-delà du moteur régional turboréacteur, cette même pression sur la consommation (- 20 à - 30 %) va faire redécoller le marché des avions régionaux à turbopropulseurs. Il existe une opportunité pour Snecma de prendre également pied sur ce marché. Nous réfléchissons à différents concepts de turbopropulseurs autour d'une puissance de 5 000 ch, permettant de proposer un moteur apportant un gain de consommation appréciable. Le programme n'est pas encore lancé, mais il est suffisamment avancé pour y dédier une équipe qui valide les technologies en cours de développement. D'autres sociétés du Groupe seront d'ailleurs amenées à s'investir dans ce programme, qui vise une entrée en service en 2018-2020.

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