Safran publie des résultats en progression au 1er semestre 2010, affichant une marge opérationnelle courante de 8,2 %.

Le Groupe révise ses perspectives à la hausse pour l'ensemble de l'année 2010.

Toutes les données chiffrées de ce communiqué de presse sont exprimées en données ajustées (1).
Le compte de résultat ajusté retraite dorénavant les écritures relatives à l'allocation du prix d'acquisition (PPA) liées aux principaux regroupements d'entreprises, en particulier dans le domaine de la sécurité (23 millions d'euros au 1er semestre 2010 contre 7 millions d'euros au 1er semestre 2009).
Les comptes de résultat ajustés retraités de l'exercice 2009 et du premier semestre 2009 sont disponibles en Annexe de ce communiqué.
Les définitions des retraitements ainsi que la table de passage du compte de résultat consolidé au compte de résultat ajusté du premier semestre 2010 sont également disponibles dans les Notes.

Chiffres clés du 1er semestre 2010

  • Le chiffre d'affaires ajusté du premier semestre 2010 s'établit à 5 197 M€, en hausse de 0,9 % par rapport à l'année passée et en repli de 2,2 % sur une base organique.
  • Le résultat opérationnel courant (2) ajusté s'élève à 428 M€ (8,2 % du chiffre d'affaires) à un taux de couverture de 1,45 USD pour 1 euro, soit une hausse de 23 % d'une année sur l'autre (selon la nouvelle définition des comptes ajustés, excluant notamment le PPA). Aucun élément non récurrent n'impacte le résultat opérationnel qui s'élève donc aussi à 428 M€.
  • Le résultat net ajusté (part du Groupe) progresse de 8 % par rapport au premier semestre 2009 retraité à 223 M€ (0,56 € par action).
  • Le cash flow libre atteint 188 M€ au 30 juin 2010 malgré des retards de paiement du Ministère de la Défense français qui se sont accrus de 241 M€ sur le semestre. La dette financière nette s'élève à 573 M€.
  • Les perspectives pour l'exercice 2010 sont revues à la hausse : Safran prévoit un chiffre d'affaires proche de celui de 2009 et une marge opérationnelle courante tendant vers 8 %, en tenant compte d'un taux de couverture cible de 1,44 USD pour 1 euro. Le cash flow libre devrait s'élever à plus de la moitié du résultat opérationnel courant (sous réserve d'une résorption significative des retards de paiement de l'Etat français).

Faits marquants du 1er semestre 2010

  • Safran a inauguré quatre nouveaux sites afin d'améliorer son efficacité industrielle : en France, une nouvelle usine sur le site Turbomeca à Bordes destinée à produire des turbines d'hélicoptères et un nouveau centre de R&D, pôle d'électronique et de logiciels critiques de rang mondial à Massy. A Queretaro, au Mexique, deux usines de fabrication de pièces de moteurs CFM56 qui équipent les B737, et des pièces principales du train d'atterrissage pour les A320, A330 et B787.
  • En Propulsion aéronautique et spatiale, la part du chiffre d'affaires des services est restée stable à 49,0 %, le repli des rechanges CFM56 étant compensé par la robustesse des services des moteurs militaires, d'hélicoptères et des moteurs de forte puissance. La part du chiffre d'affaires des services des Equipements Aéronautiques a progressé de 31,3 % à 32,6 %.
  • Au cours du salon 2010 de Farnborough, CFM International a annoncé plus de 825 nouvelles commandes de moteurs CFM56 ainsi que des contrats de maintenance long terme, pour plus de 7,3 milliards de dollars au prix catalogue (LAN Airlines, Air Lease Corporation, Air China, GECAS, Air Arabia, China Eastern Airlines, …).
  • Dynamique commerciale soutenue de l'activité Défense, en particulier dans les équipements d'optronique nomade (jumelles à infrarouge et systèmes optiques).
  • Nouveaux contrats remportés dans l'activité Sécurité : documents de voyage sécurisés (Pays-Bas), modernisation du système d'émission des cartes d'identité biométriques (Malaisie), permis de conduire sécurisés pour l'Etat de Caroline du nord (Etats-Unis).

* * * * *

Paris, le 28 juillet 2010 - Le Conseil de Surveillance de Safran (NYSE Euronext Paris: SAF) s'est réuni à Paris le 27 juillet 2010 sous la présidence de Francis Mer pour examiner les comptes du 1er semestre 2010, approuvés par le Directoire.

Commentaire du Président du Directoire

Jean-Paul Herteman a déclaré : « L'environnement de Safran s'est encore amélioré au premier semestre 2010. Nous observons des signes économiques encourageants tels que la reprise du trafic aérien (passagers et marchandises), la baisse du nombre d'avions parqués et la décision des avionneurs d'augmenter les cadences de production des avions mono-couloirs dans les prochains trimestres. Dans le domaine de la sécurité, les investissements publics en matière d'identification sécurisée et de renforcement du contrôle des bagages ont continué à croître. La marge opérationnelle du Groupe se rapproche de 8 % notamment grâce à plus de deux années de réduction de coûts dans le cadre de Safran+. Les progrès réalisés dans la branche Equipements sont particulièrement encourageants et reflètent le redressement de l'activité nacelles. Les résultats de la branche Propulsion sont particulièrement solides grâce à une bonne maîtrise des coûts, à l'activité services des moteurs militaires, d'hélicoptères et de forte puissance, et ce en dépit du repli des ventes de rechanges et de services pour le CFM56. Dans l'activité Sécurité, nous développons de nouvelles activités aux marges attrayantes. Les performances réalisées au premier semestre nous conduisent à réviser nos ambitions à la hausse pour l'ensemble de l'année, d'autant que les points positifs nous semblent plus importants que les risques. Nous poursuivrons notre politique d'optimisation de la couverture de change sur 3 ans et maintiendrons notre effort de réduction des coûts. Nous sommes confiants dans la poursuite de la forte progression de nos résultats pour les prochaines années. »

Résultats du 1er semestre 2010

Le Groupe a enregistré de bonnes performances au 1er semestre 2010, lui permettant de relever le niveau de ses perspectives pour l'ensemble de l'exercice. Croissance modérée du chiffre d'affaires. Pour le premier semestre 2010, le chiffre d'affaires de Safran s'élève à 5 197 millions d'euros, comparé à 5 149 millions d'euros pour le premier semestre 2009, soit une croissance de 0,9 %. Sur une base organique, ce chiffre fléchit de 2,2 %. Le chiffre d'affaires du premier semestre 2010 bénéficie d'une croissance de près de 10 % des activités de Défense (notamment l'optronique) et de Sécurité (principalement grâce à l'activité détection), alors que les activités aéronautiques enregistrent une légère baisse des ventes de première monte et que les services restent stables. Sur une base organique, le chiffre d'affaires enregistre une baisse de 114 millions d'euros, essentiellement en raison d'une diminution prévue des recettes liées à un important programme d'Identification en Côte d'Ivoire en voie d'achèvement. La croissance organique a été calculée en déduisant des chiffres 2010 la contribution des activités de Sécurité acquises en 2009 par rapport au périmètre consolidé 2009, à taux de change constants. Les calculs suivants ont donc été appliqués :

2frtab1.png

L'effet de change positif de 38 millions d'euros constaté pour le 1er semestre est dû à la conversion favorable des ventes réalisées en devises étrangères, principalement en dollars US, en dollars australiens et réals brésiliens. Il est partiellement atténué par l'effet négatif d'une légère détérioration du taux de couverture du Groupe (1,45 USD pour 1 euro contre 1,43 USD).

La marge opérationnelle courante est en hausse de 1,5 point. Au premier semestre 2010, le résultat opérationnel courant s'établit à 428 millions d'euros (8,2 % du chiffre d'affaires), en hausse de 23,3 % par rapport au résultat opérationnel courant retraité de 347 millions d'euros du premier semestre 2009 (6,7 % du chiffre d'affaires). Après prise en compte de l'impact légèrement défavorable des devises (6 millions d'euros) et de l'effet favorable des acquisitions (23 millions d'euros), le résultat opérationnel courant s'améliore de 64 millions d'euros sur une base organique (+18,4 % par rapport au 1er semestre 2009). Les quatre activités du Groupe contribuent à cette forte amélioration, tirant profit de plus de deux ans de programme Safran+ de réduction des coûts, ainsi que de l'amélioration des frais généraux et de l'optimisation de la Recherche et Développement et de la productivité. Les services aéronautiques et les équipements de détection (Sécurité) enregistrent la plus forte progression, et l'activité des Nacelles réduit fortement ses pertes. Aucun élément non récurrent n'affecte les comptes du 1er semestre 2010 :

2frtab2.png

Le résultat net ajusté (part du Groupe) s'améliore de 8 % sur une base annuelle. Le résultat net ajusté (part du Groupe) s'élève à 223 millions d'euros, soit 0,56 euro par action, comparé à 207 millions d'euros (0,52 euro par action) au 1er semestre 2009 retraité. En plus de la croissance du résultat opérationnel courant, cette variation reflète :

  • Un résultat financier à (136) millions d'euros, dont (20) millions d'euros de coût d'endettement ;
  • Une charge d'impôts à 70 millions d'euros.

La table de passage du compte de résultat consolidé au compte de résultat ajusté du premier semestre 2010 est présentée et commentée dans les Notes.

Structure bilantielle et Trésorerie

L'endettement financier net a légèrement progressé. Au 30 juin 2010, la dette financière nette s'élève à 573 millions d'euros contre 498 millions d'euros au 31 décembre 2009, soit une augmentation de 75 millions d'euros. La génération de cash flow libre de 188 millions d'euros résulte du fort niveau de rentabilité (capacité d'autofinancement de 573 millions d'euros) et d'un accroissement du besoin en fonds de roulement de 131 millions d'euros. L'évolution négative du besoin en fonds de roulement découle des retards de paiements du Ministère de la Défense français du fait de la mise en oeuvre d'un nouveau système de facturation, pour un montant total de 269 millions d'euros au 30 juin 2010 (contre 28 millions d'euros au 31 décembre 2009). Un dividende de 152 millions d'euros a été payé en juin (0,38 euro par action). Avec une trésorerie brute de 1,4 milliard d'euros et des facilités de crédit confirmées et non tirées d'un montant de 1,1 milliard d'euros au 30 juin 2010, les capacités de financement de Safran sont assurées.

Recherche & Développement

L'effort de R&D autofinancée (avant le crédit d'impôt recherche) qui s'établit à 291 millions d'euros, ou 5,6 % du chiffre d'affaires pour le premier semestre 2010, est stable par rapport au premier semestre 2009. Il reflète la baisse progressive des programmes de recherche et développement des moteurs SaM146 et TP400 approchant de leur terme, compensée par les nouveaux développements des moteurs LEAP-X et Silvercrest. L'impact sur le résultat opérationnel après Crédit d'Impôt Recherche est en baisse de 36 millions d'euros par rapport à l'année précédente, grâce à un crédit d'impôts plus important, des amortissements et dépréciations plus faibles et des dépenses capitalisées en hausse.

Perspectives

Bien que la reprise de l'activité après-vente CFM soit difficile à prévoir en terme de calendrier et que l'effet des devises soit légèrement moins favorable (taux de couverture cible de 1,44 USD pour 1 euro contre 1,42 USD en 2009), les bonnes performances du 1er semestre permettent de relever le niveau des perspectives (selon la nouvelle définition des comptes ajustés, excluant notamment le PPA) pour l'ensemble de l'année 2010 :

  • Le chiffre d'affaires devrait être voisin de celui de 2009 ;
  • La marge opérationnelle courante devrait tendre vers un niveau de 8 %, en tenant compte d'un taux de couverture cible de 1,44 USD pour 1 euro ;
  • Le cash flow libre devrait s'élever à plus de la moitié du revenu opérationnel courant (sous réserve d'une résorption significative des retards de paiement de l'Etat français).

Ces perspectives sont basées sur les hypothèses suivantes :

  • Une augmentation de plus de 5 % du trafic aérien global ;
  • Une stabilisation de l'activité de première monte en aviation commerciale ;
  • Une croissance modérée des ventes de services aéronautiques, principalement sur le second semestre 2010 ;
  • Une croissance forte et rentable des activités de Sécurité ;
  • La poursuite du programme Safran+ d'amélioration de la productivité et de réduction des frais généraux.

Couvertures de change

Le Groupe a mis en place des couvertures de change sur 3 ans. Au 26 juillet 2010, le portefeuille de couvertures fermes s'élève à 13,7 milliards de dollars. Avec la récente faiblesse de l'euro, le portefeuille a été optimisé afin, d'une part, de réduire l'effet défavorable sur la rentabilité en 2010 (le nouvel objectif de cours est de 1,44 USD pour 1 euro contre 1,46 USD auparavant) et, d'autre part, d'en accroître l'impact favorable en 2012 et 2013. L'objectif de cours à moyen terme a été abaissé à 1,30 USD pour 1 euro (contre 1,35 USD auparavant) permettant de réaliser de meilleures performances à long terme.

Commentaires sur l'activité

Propulsion aéronautique et spatiale

Le chiffre d'affaires du premier semestre 2010 s'élève à 2 763 millions d'euros, au même niveau que l'année précédente (2 769 millions d'euros), en léger repli de 0,7 % sur une base organique. Ce chiffre d'affaires a été soutenu par un rythme élevé de livraisons de moteurs CFM56, de moteurs spatiaux et de missiles, ainsi que par une progression rapide des services pour les moteurs militaires, civils de forte puissance et d'hélicoptères. Ceci a été compensé par un fléchissement des livraisons de moteurs militaires et d'hélicoptères, ainsi que par un ralentissement des ventes de pièces détachées pour le CFM56. La livraison de 636 nouveaux moteurs CFM56 progresse de 39 unités par rapport au premier semestre 2009. Après un salon de Farnborough couronné de succès, les commandes de moteurs CFM56 s'élèvent à 1 135 unités (au 21 juillet). Le chiffre d'affaires des moteurs d'hélicoptères de première monte est en légère baisse, reflétant des effets négatifs de volume et de mix-produits, bien qu'en partie compensés par de meilleurs prix de vente. Le niveau des ventes de la propulsion spatiale et de missiles a été, durant la première moitié de l'exercice, particulièrement élevé. Le moteur SaM146 a été certifié le 23 juin par l'EASA, ouvrant la voie à l'entrée en service du Sukhoi Sujerjet 100 et les travaux de certification du moteur TP400 destiné à l'avion A400M sont très avancés. Au premier semestre 2010, la part du chiffre d'affaires des services s'est maintenue à 49,0 % du chiffre d'affaires de la propulsion aérospatiale, bénéficiant d'une forte contribution des services des moteurs militaires, turbines d'hélicoptères ainsi que des moteurs civils récents de forte puissance. La hausse du chiffre d'affaires des services a été cependant ralentie par la baisse, de 25 % en USD, des ventes mondiales de pièces de rechange CFM56, soulignant le repli conjoncturel et la volatilité des dépenses de maintenance des compagnies aériennes. Le nombre total estimé (*) de déposes de moteurs d'avions civils CFM56 pour passage en atelier de maintenance (shop visit) a diminué à 1 011, contre 1 174 pour le premier semestre 2009. D'une manière générale, il est prévu un retournement de cette tendance fin 2010 ou début 2011. (*) Le nombre de shop visit est estimé ; il peut être revu à la marge à l'avenir au fur et à mesure que les compagnies aériennes finalisent leur reporting. Le résultat opérationnel courant du 1er semestre 2010 s'établit à 311 millions d'euros (11,3 % du chiffre d'affaires), en hausse de 15 % par rapport aux 271 millions d'euros du premier semestre 2009 retraité (9,8 % du chiffre d'affaires). Cette amélioration significative, en dépit d'un environnement des services aéronautiques moins porteur pour les CFM, traduit la forte activité des services pour les moteurs militaires et civils récents de forte puissance et la montée en puissance des contrats de maintenance à l'heure de vol, principalement pour les turbines d'hélicoptères. Ces résultats ont également bénéficié de la poursuite d'une bonne maîtrise des coûts ainsi que de la meilleure efficacité de la Recherche et Développement et de l'effet volume des moteurs CFM56 sur un outil de production optimisé. L'effet de change a eu un impact légèrement défavorable sur les résultats.

Equipements aéronautiques

L'activité des Equipements aéronautiques enregistre un chiffre d'affaires de 1 374 millions d'euros, en baisse de 2,8 %, ou de 4,4 % sur une base organique, par rapport aux 6 premiers mois de l'exercice 2009. Le fléchissement des ventes est principalement dû à la poursuite de la baisse de l'activité d'aviation d'affaires et régionale, qui a touché les activités de nacelles, de systèmes d'atterrissages et de câblage. Les livraisons de petites nacelles (-27 %) et des nacelles de l'A380 sont en baisse (28 unités A380 pour le 1er semestre 2010 par rapport aux 41 nacelles pour les 6 premiers mois 2009), en raison de reports de livraison d'avions fin 2009. En revanche, les livraisons des autres grandes nacelles sont en hausse, principalement pour l'A330 et l'A320. Le 1er semestre 2010 a bénéficié de la forte performance des services (trains d'atterrissages, roues et freins) pour les activités tant militaires que civiles. Sur l'ensemble des six premiers mois 2010, la part des services dans le chiffre d'affaires des Equipements aéronautiques augmente légèrement, de 31,3 % à 32,6 %, grâce aux systèmes d'atterrissage et de freinage. Le résultat opérationnel courant du 1er semestre 2010 s'élève à 68 millions d'euros (4,9 % du chiffre d'affaires), en hausse de 45 % sur une base retraitée, contre 47 millions d'euros (3,3 % du chiffre d'affaires) pour la même période en 2009. Cette amélioration résulte d'un début de redressement de l'activité nacelles, notamment par des coûts de production moindres pour l'A380 et un mix produit favorable (A330). De même, l'importante contribution des services pour les systèmes d'atterrissage, ainsi que le volume accru et les nouvelles conditions sur l'activité de câblage du B787, ont permis l'amélioration du résultat opérationnel courant.

Défense

Le chiffre d'affaires du premier semestre 2010 s'élève à 558 millions d'euros, en hausse de 9,2 % par rapport aux 6 premiers mois de 2009, ou de 8,7 % sur une base organique. Cette performance est principalement réalisée grâce à la croissance à deux chiffres de l'activité optronique qui s'appuie sur un important carnet de commandes (équipements à liaisons intégrées FELIN pour l'armée française, jumelles infrarouge de longue portée pour les marchés export). Cette hausse a été en partie atténuée par une stabilité des ventes en avionique, résultant notamment d'un volume moindre des programmes de navigation dû à des problèmes de production récurrents. Le résultat opérationnel courant du 1er semestre 2010 s'établit à 28 millions d'euros (5,0 % du chiffre d'affaires), en hausse par rapport aux 19 millions d'euros (3,7 % du chiffre d'affaires) du 1er semestre 2009 retraité grâce à une progression des résultats de l'activité d'optronique et malgré la rémanence de difficultés d'industrialisation en avionique.

Sécurité

Les activités de Sécurité réalisent au 1er semestre 2010 un chiffre d'affaires de 479 millions d'euros, en hausse de 10,4 % par rapport à celui de la même période en 2009. Sur une base organique, le chiffre d'affaires décroît de 17,7 % par rapport au premier semestre 2009, mais reste en croissance de 13,3 % par rapport à celui de 2008 du fait de la volatilité de cette activité. L'activité de détection, nouvellement acquise, affiche une bonne performance dans le cadre des solutions de détection d'explosifs pour le marché aéronautique et progresse sur de nouveaux marchés comme celui du militaire et des infrastructures critiques. La hausse du chiffre d'affaires a également bénéficié d'un effet de change favorable du réal brésilien et du dollar australien. Sur une base organique, la baisse découle principalement, comme prévu, du très faible chiffre d'affaires comptabilisé pour le contrat des solutions d'identification de Côte d'Ivoire, qui se compare de façon défavorable avec le bon niveau atteint au 1er semestre 2009. L'activité des cartes à puces enregistre une croissance en volume à 2 chiffres, en partie atténuée par des conditions de prix moins favorables. Le résultat opérationnel courant pour le premier semestre 2010 s'élève à 61 millions d'euros (12,7 % du chiffre d'affaires), en hausse de 53 % comparé aux 40 millions d'euros (9,2 % du chiffre d'affaires) de la même période en 2009. La contribution des solutions d'identification et des cartes à puces a été totalement neutralisée par l'impact sur les résultats d'un chiffre d'affaires plus faible réalisé dans le contrat gouvernemental ivoirien. L'amélioration est donc entièrement liée à l'apport des activités récemment acquises.

Prochains événements

Chiffre d'affaires T3 2010 : 22 octobre 2010
Résultats annuels 2010 : 24 février 2011

 

* * * * *

Safran organise aujourd'hui à 9h00, heure de Paris, une conférence téléphonique pour les analystes financiers et les journalistes. L'accès sera possible en composant le 01 72 00 13 68 en France, ou le +44 203 367 9459 au Royaume-Uni. Une rediffusion sera disponible jusqu'au 11 août 2010 au 01 72 00 15 00, au +44 203 367 9460 ou au +1 877 642 3018 (code d'accès 270406#). Le communiqué de presse, la présentation et les états financiers consolidés sont disponibles sur le site Internet à l'adresse www.safran-group.com.

 

* * * * *

Chiffres cles

2frtab3.png
2frtab4.png
2frtab5.png
2frtab6.png
2frtab7.png
2frtab8.png
2frtab9.png
2frtab10.png

Notes

(1) Données ajustées Pour refléter les performances économiques réelles du Groupe et permettre leur suivi et leur comparabilité avec celles de ses concurrents, Safran établit, en parallèle de ses comptes consolidés semestriels condensés, un compte de résultat ajusté. Le compte de résultat consolidé semestriel du Groupe Safran est ajusté des incidences :

  • de l'allocation du prix d'acquisition réalisée dans le cadre de regroupements d'entreprises significatifs. Ce retraitement concerne depuis 2005 les dotations aux amortissements des actifs incorporels liés aux programmes aéronautiques, réévalués lors de la fusion Sagem/Snecma. A compter de la publication des comptes semestriels 2010, le Groupe a décidé de retraiter les effets des écritures relatives à l'allocation du prix d'acquisition de tous les regroupements d'entreprises significatifs (et pas uniquement ceux liés à la fusion Sagem/Snecma), notamment les dotations aux amortissements des actifs incorporels, reconnus lors de l'acquisition, avec des durées d'amortissement longues, justifiées par la durée des cycles économiques des activités sur lesquelles opère le Groupe ;
  • de la valorisation des instruments dérivés de change afin de rétablir la substance économique réelle de la stratégie globale de couverture du risque de change du Groupe :

- ainsi le chiffre d'affaires net des achats en devises est valorisé au cours de change effectivement obtenu sur la période, intégrant le coût de mise en oeuvre de la stratégie de couverture, et - la reconnaissance de la totalité des variations de juste valeur des instruments dérivés de change non dénoués à la clôture de l'exercice est neutralisée, y compris la partie dite « inefficace » depuis la publication des comptes annuels 2009, compte tenu de la part d'instruments optionnels mis en place, des actions d'optimisation initiées sur le portefeuille d'instruments de couverture et de la volatilité des paramètres de marché, servant à leur valorisation à la juste valeur. Table de passage, pour le 1er semestre 2010, du compte de résultat consolidé au compte de résultat ajusté : Les comptes consolidés du premier semestre 2010 présentent une perte de 973 millions d'euros car ils ont été marqués par la variation très défavorable sur la période de la valeur de marché du portefeuille d'instruments dérivés de change (1,8 milliard d'euros). Cette variation s'explique par la volatilité observée sur le cours Euro/USD, le portefeuille ayant été valorisé sur la base de 1.23, cours de clôture au 30 juin 2010 contre 1.44 au 31 décembre 2009.

2frtab11.png

Il est rappelé que seuls les comptes consolidés semestriels font l'objet d'un examen limité par les commissaires aux comptes, y compris les agrégats chiffre d'affaires et résultat opérationnel fournis en données ajustées dans la note 5 "Information sectorielle". Les données financières ajustées, autres que celles fournies dans la note 5 "Information sectorielle", font l'objet de travaux de vérification au titre de la lecture d'ensemble des informations données dans le rapport semestriel d'activité.

(2) Résultat opérationnel courant Afin de mieux refléter la performance opérationnelle récurrente, ce sous total nommé « résultat opérationnel courant » exclut les éléments (charges et produits) qui ont peu de valeur prédictive du fait de leur nature, fréquence et/ou importance relative (pertes / reprises de pertes de valeur, plus et moins-value de cessions d'activités et autres éléments inhabituels et matériels).

* * * * *

Safran est un groupe international de haute technologie, équipementier de premier rang dans les domaines Aérospatial (propulsion, équipements), Défense et Sécurité. Implanté sur tous les continents, le Groupe emploie 55 000 personnes pour un chiffre d'affaires de plus de 10,4 milliards d'euros en 2009. Composé de nombreuses sociétés, le groupe Safran occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés. Pour répondre à l'évolution des marchés, le Groupe s'engage dans des programmes de recherche et développement qui ont représenté en 2009 un investissement de 1,1 milliard d'euros. Safran est une société cotée sur NYSE Euronext Paris et fait partie des indices SBF 120 et Euronext 100. Pour plus d'informations, www.safran-group.com

Annexe

Compte tenu des changements de définition des données ajustées et des changements de présentation effectués au 31 décembre 2009 et au 30 juin 2010, les comptes de résultat 2009 ajustés ont été retraités afin de servir de base de comparaison pour les publications futures. Ces retraitements ont pour objet de répondre aux attentes des marchés financiers pour une meilleure lisibilité des comptes. D'abord, à compter de la publication des comptes semestriels 2010, le Groupe a décidé de retraiter les effets des écritures relatives à l'allocation du prix d'acquisition (PPA) de tous les regroupements d'entreprises significatifs (notamment ceux liés aux acquisitions dans le domaine de la Sécurité) et non seulement ceux liés à la fusion Sagem/Snecma. Lors des regroupements d'entreprises, l'application des normes IFRS 3 et IFRS 3R conduisent le Groupe à reconnaître, entre autres, des actifs incorporels significatifs avec une durée d'amortissement longue, justifiée par la durée des cycles économiques des activités sur lesquelles opère le Groupe, ce qui distord durablement la présentation des performances économiques réelles du Groupe et sa comparabilité avec ses concurrents. Ensuite, à compter de la publication des comptes annuels 2009, le Groupe a décidé de modifier les modalités de l'ajustement relatif à la reconnaissance des variations de valeur des instruments de couverture de change non dénoués à la clôture. En effet, jusqu'alors seule la variation de la partie dite « efficace » de ces instruments de couverture était neutralisée jusqu'à leur dénouement, laissant la variation de la partie dite « inefficace » dans la mesure de la performance financière du Groupe. Compte tenu de la part d'instruments optionnels mis en place, des actions d'optimisation initiées sur le portefeuille d'instruments de couverture et de la volatilité des paramètres de marché, servant à leur valorisation à la juste valeur, ce traitement est apparu inapproprié pour refléter la performance réelle du Groupe. Désormais, la totalité des variations de juste valeur des instruments de couverture non dénoués à la clôture de l'exercice est neutralisée. Le compte de résultat ajusté semestriel 2009 publié ne tenait pas compte de cette modification de traitement. Puis, à compter de la publication des comptes annuels 2009, les données retraitées ont reflété le reclassement de la composante financière des coûts liés aux retraites depuis le résultat opérationnel vers le résultat financier. Ce reclassement n'avait pas été opéré sur le compte de résultat semestriel 2009 publié. Enfin, à compter de la publication des comptes annuels 2009, le Groupe a présenté un agrégat intermédiaire, « résultat opérationnel courant », au sein du résultat opérationnel pour une meilleure lisibilité de la performance opérationnelle du Groupe. Ce sous-total exclut les éléments qui ont peu de valeur prédictive du fait de leur nature, fréquence et/ou importance relative. Cet agrégat n'avait pas été présenté lors de la publication du compte de résultat semestriel 2009. En résumé, les comptes de résultat semestriels et annuels 2009 ajustés qui doivent servir de base de comparaison ont été: (i) retraités des effets des écritures relatives à l'allocation du prix d'acquisition (PPA) des acquisitions significatives (notamment dans le domaine de la Sécurité) ; (ii) retraités des changements de présentation sur la composante financière des charges de retraite ; (iii) retraités de la part dite « inefficace » de la variation de juste valeur des instruments dérivés de change non dénoués à la clôture de la période ; et, (iv) présentent un agrégat intermédiaire « résultat opérationnel courant ».

Chiffres cles semestriels ajustes 2009

2frtab12.png
2frtab13.png
2frtab14.png

*Table de passage du compte de résultat consolidé S1 2009 au compte de résultat ajusté.

2frtab15.png

Chiffres cles annuels ajustes 2009

2frtab16.png
2frtab17.png
2frtab18.png

Table de passage du compte de résultat consolidé 2009 au compte de résultat ajusté. Contact Analystes et Investisseurs :

2frtab19.png

Pascal BANTEGNIE
Directeur de la communication financière
Tel +33(0)1 40 60 80 45
pascal.bantegnie@safran.fr

Antoine-Pierre de GRAMMONT
Tel +33(0)1 40 60 80 47
antoine-pierre.degrammont@safran.fr
Contact Presse :
Catherine MALEK
Responsable Relations Presse
Tél +33 (0)1 40 60 80 28
catherine.malek@safran.fr Groupe Safran
2, bd du Général Martial Valin
75724 Paris Cedex 15 – France

Appuyer sur Entrée pour valider ou Echap pour fermer