Trois questions à Bruno Bernard, Directeur Démarche de progrès du Groupe

L’innovation participative tient désormais une place importante au sein de Safran. Bien utilisée, elle permet de faire naître des idées innovantes, et de rendre plus confortable l’environnement de travail.

Quels sont les enjeux de l'innovation participative pour le Groupe ?

Ce qui est en jeu, c'est d'abord la mobilisation de tous les talents, quelles que soient les activités. C'est un facteur clé pour mettre au point des produits qui apportent davantage au client mais aussi améliorer les conditions de travail et augmenter la productivité. Plus globalement, l'innovation participative permet la prise en compte effective de la contribution de chacun. Elle enrichit donc les rapports entre managers et collaborateurs.

Comment fonctionne ce dispositif sur le terrain ?

Chaque société a son propre dispositif mais toutes ont mis en place deux circuits pour recueillir les idées. Le plus court permet de les concrétiser en une à deux semaines tandis que le second exige plusieurs semaines, voire des mois. Le premier est naturellement dédié aux idées simples comme la modification d'un poste de travail ou l'emplacement d'éléments dans un atelier. Le circuit long a plutôt vocation à traiter les investissements d'une certaine importance comme les outils informatiques ou les équipements de production. Celui-ci exige donc une validation plus approfondie.

Dans quelles conditions l'innovation participative donne-t-elle de meilleurs résultats ?

Il faut d'abord qu'elle soit intégrée par les managers au fonctionnement quotidien des équipes. La rapidité de traitement est le second facteur de réussite. C'est dans ce but que nous avons mis en place dans le circuit court une délégation financière pour les petits investissements. Il faut aussi communiquer autour de ce processus et valoriser ceux qui y participent pour maintenir leur motivation, comme nous le faisons avec notre « Concours Innovation Safran ».

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