SPEC : A la recherche de l’avion « plus électrique »

Comme tous les deux ans depuis sa création en 2004, le pôle de compétences SPEC (Safran Power Electronics Center) se réunit pour présenter ses projets et ses avancées.

Travailler les technologies en amont pour préparer l'avion « plus électrique », tel est l'objectif du pôle de compétences SPEC (Safran Power Electronics Center). Si fin 2007, le symposium SPEC 2 avait permis de dresser un plan d'avancement des travaux, la troisième réunion du pôle (SPEC 3) qui se déroulera les 18 et 19 novembre au Génocentre d'Evry, près de Paris, sera l'occasion de dévoiler les résultats obtenus aux sociétés du groupe Safran impliquées dans la démarche ainsi qu'aux partenaires et clients.
« L'avion ‘plus électrique' vise au remplacement d'éléments mécaniques, hydrauliques et pneumatiques par des systèmes électriques, rappelle Régis Meuret, expert en électronique de puissance chez Hispano-Suiza (groupe Safran) et responsable du pôle SPEC. Une sélection de travaux sera présentée sous forme thématique. Il s'agit du bilan de deux ans de travail. » Outre les clients de Safran, des chercheurs issus d'une vingtaine de laboratoires, oeuvrant sur vingt-sept thèses différentes, seront aussi présents. Certains d'entre eux présenteront les avancées de leurs travaux.

Plus électrique et plus vert

Parmi les thématiques abordées, on trouve l'optimisation de la fiabilité des systèmes – grâce à de nouveaux types d'assemblages en électronique de puissance – et la réduction des besoins de refroidissement, via une amélioration des composants électroniques à capacité thermique supérieure. « Nous présenterons un démonstrateur de frein électrique dont les composants électroniques peuvent fonctionner jusqu'à 200°C grâce au carbure de silicium, contre 100 à 110°C actuellement, souligne Régis Meuret. Nos travaux sur les composites permettront aussi une diminution du poids et donc de la consommation de carburant et des émissions de CO2. Nous allons donc vers un avion plus vert et des gains accrus en termes de rendement. »
SPEC 3 sonne donc la maturité du programme. « Ce qu'il faut aussi retenir, c'est que notre réseau de partenaires industriels s'est renforcé, conclut Régis Meuret. Avec des laboratoires aux Etats-Unis, en Suisse ou encore en Allemagne, il y a un essor des travaux collaboratifs. »

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