L’aventure continue pour Élan

Favoriser l’intégration des personnes handicapées grâce à la formation en alternance et l’aide financière de la Fondation Safran : tel est l’objectif du programme Élan. La première phase s’achève sur un bilan très positif. Et la deuxième a déjà commencé…

« C'est possible ! » Avec cette formule, Christian Mari, trésorier de la Fondation Safran et directeur général délégué de Messier-Bugatti (groupe Safran), résume toutes les attentes du Groupe lorsqu'est décidé en 2005 de lancer le programme Élan. « La Fondation finançait déjà des projets d'associations pour l'aide aux personnes handicapées. Mais je me suis dit qu'avec la force d'un groupe comme Safran, nous pourrions essayer en interne de mettre en place un projet à vocation pédagogique en direction des jeunes handicapés », raconte Christian Mari.
C'est de cette idée qu'est né le programme Élan dont la première édition vient de se terminer après trois ans de fonctionnement. Et le bilan est plutôt positif. Sur les 35 étudiants intégrés dans le Groupe grâce à la mobilisation des équipes des ressources humaines du Groupe et des sociétés, 25 ont réussi leur examen et obtenu un diplôme, allant du CAP au Master en passant par le BAC Pro et le BTS.

De l'apprenti au salarié

« Notre objectif, c'est maintenant d'aider tous les jeunes d'Élan 1 à trouver du travail, précise Christian Mari. La Fondation, via le financement de séances de coaching, aidera ces jeunes handicapés à préparer leur CV et décrocher un premier entretien. Pour nous, Élan 1 sera terminé lorsque cet objectif aura été atteint, pas avant». C'est en bonne voie car un tiers des diplômés ont trouvé un emploi, et la moitié d'entre eux ont été embauchés par Safran. Enfin 21% des diplômés ont décidé de poursuivre leurs études.
« Avec Élan 2 qui démarre cette année, et qui se prolongera jusqu'en 2010, nous voulons aller plus loin : élargir la palette des qualifications, aller vers de nouveaux handicaps et même attirer des ingénieurs, explique Christian Mari.
Pour moi, le pari du « C'est possible » a été largement remporté par Safran et ses salariés qui ont joué un rôle important, notamment les tuteurs qui ont bénéficié d'une formation financée par la Fondation. Ils ont su créer une interaction entre les membres des équipes et chaque jeune handicapé. Si une appréhension existe, il faut oser la vaincre et je suis admiratif de l'énergie que tous ces jeunes ont déployée pour se battre et gagner le respect. »

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