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Safran engagé pour la protection des satellites et la surveillance de l'espace : Zoom sur l’exercice spatial militaire AsterX

Institutionnel

« Sans maîtrise de l’espace, pas de souveraineté stratégique et militaire » : c’est ainsi que le Président Emmanuel Macron s’exprimait le 16 février dernier dans le cadre du Sommet européen de l’Espace à Toulouse. C’est bien cet objectif que poursuit AsterX, exercice de simulation de menaces spatiales dont la deuxième édition s’est déroulée du 24 février au 4 mars 2022 à la Cité de l’Espace à Toulouse. Retour sur une opération unique en Europe.

Commandement de l'Espace

AsterX, une guerre des étoiles fictive

Piloté par le Commandement de l’Espace, AsterX vise à appliquer et éprouver certains processus opérationnels dans le domaine de la surveillance de l’espace (Space Situational Awareness) et à tester nos capacités de réaction en situations d’alerte.

Des représentants de différentes unités du Commandement de l’Espace, du CNES et plusieurs partenaires industriels, dont Safran, ont participé à AsterX du 24 février au 4 mars derniers. Le scénario, fictif mais probable, de cet exercice spatial militaire reposait sur un conflit géopolitique entièrement simulé entre forces armées. Les « combattants de l’espace » devaient identifier les menaces dont les éléments leur ont été dévoilés jour après jour, pour se rapprocher au maximum des conditions d’une situation de crise réelle.

Les enjeux de souveraineté collective sont résolument au cœur de la surveillance de l’espace. AsterX associait pour la première fois des Etats membres de l’Union européenne, notamment les centres de surveillance spatiaux allemand et italien, dans le but de renforcer la coopération dans le domaine spatial.

Le centre de commandement de l'Exercice AsterX
Le centre de commandement de l'exercice AsterX.

La solution WeTrack

L'exercice AsterX

WeTrack, une solution de surveillance de l’espace unique au monde

Avec la croissance des menaces (débris, approche intentionnelle, brouillage, cyber-attaque, interférence, etc.), la surveillance de l’espace est devenue un enjeu critique pour les nations afin de préserver leurs intérêts économiques et stratégiques.

La solution WeTrack de Safran Data Systems contribue à la sécurité des activités spatiales françaises en permettant de connaitre précisément la situation spatiale globale et de surveiller les abords des satellites nationaux et ceux de nos alliés.

Basé sur un réseau mondial de capteurs radiofréquences complètement automatisés, WeTrack assure, avec une extrême précision, la poursuite en continu de l’ensemble des satellites de l’arc géostationnaire, la détection en temps réel de manœuvres et la surveillance de leurs positions orbitales, de jour comme de nuit et quelles que soient les conditions météorologiques. En outre, WeTrack fournit une vue spatiale complète en s’interfaçant avec d’autres types de capteurs (optique, radar, laser). Aujourd’hui, ce service couvre plus de 300 satellites.

Un exercice tel qu’AsterX nous permet de valider que nos technologies continuent de répondre aux attentes de nos clients, même en situation de crise, et d'éprouver les concepts opérationnels d'emploi des capteurs : l’interface de visualisation et de contrôle de WeTrack est l’une des valeurs ajoutées du service.

Et face aux besoins croissants du marché et aux enjeux de nouveaux clients civils et militaires, Safran Data Systems accélère les développements de son service afin d’en faire bénéficier les orbites moyennes et basses.

Vers une gestion du trafic spatial

La gestion du trafic spatial (ou STM pour Space Traffic Management) est l'un des plus grands défis actuels du secteur spatial. Le Président Emmanuel Macron affirme ainsi, dans son discours sur la stratégie spatiale européenne : « L'enjeu est aussi de faire de l'espace un lieu de protection d'un bien commun par la promotion de standards de régulation. A ce titre, la gestion du trafic spatial figure parmi nos priorités. » Il ajoute « L'Espace ne peut pas être une zone de non-droit. Nous avons trop d'intérêts en jeu sur le plan économique, sur le plan souverain de la continuité du fonctionnement de beaucoup de nos services publics ou sur le plan militaire. » En effet, ces dix dernières années, la baisse considérable des barrières à l'entrée pour y accéder a fait de l'espace un nouvel eldorado. Encore peu contrôlé, ce territoire représente une opportunité unique pour tous les acteurs, gouvernementaux mais également privés qui veulent tirer leur épingle du jeu, ce qui induit un besoin des Etats tout aussi grand de se prémunir d'éventuelles menaces. Il y a donc de fortes attentes pour bénéficier de solutions de surveillance de l’espace adéquates. La technologie WeTrack est parfaitement duale et a déjà montré un fort potentiel pour les applications civiles.

Le nom de l’exercice AsterX est un clin d’œil au premier satellite français A-1, également appelé Astérix, mis en orbite le 26 novembre 1965 par la fusée Diamant-A depuis Hammaguir dans le désert algérien. Huit ans après le Spoutnik des Soviétiques et 7 ans après l’Explorer des Américains, la France devint ainsi la troisième puissance spatiale au monde et permis à l'Europe de rentrer dans la course.

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