Les safrans de Safran en carbone « tissé 3D »
Le délaminage - voire la dislocation - d’un safran peut s’avérer dramatique pour le navigateur solitaire. Pour éviter cela, le groupe Safran a appliqué la technologie de tissage des fibres carbone en trois dimensions aux « pelles » du bateau de Marc Guillemot.

© Jacques Vapillon / DPPI / Safran
Issue de la recherche de Snecma, cette technologie, dite « tissée 3D », est appliquée aux aubes des moteurs d’avions commerciaux. Appendices essentiels du bateau, les safrans sont souvent soumis à des chocs violents contre des OFNI ou des animaux marins… Malgré les systèmes de débrayage automatique, il peut en résulter des avaries majeures, avec des phénomènes de délaminage pouvant aller jusqu’à la dislocation de la pièce. Avec cette technologie du tissée 3D, les fibres de carbone, au lieu d’être appliquées par couches successives, sont d’abord tissées en trois dimensions sur des métiers Jacquard – comme lorsqu’on fabrique du tissu – avant de venir recouvrir la poutre puis les bords d’attaque et de fuite du safran. L’innovation réside donc dans la façon de travailler le carbone pour obtenir une structure où les fibres sont liées dans toutes les directions. « L’avantage de ce procédé ne constitue pas un gain de poids mais une plus grande fiabilité grâce à une meilleure tenue au choc et une absence de délaminage », explique Pascal Chadail, chef de projet au sein du groupe Safran.






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